lundi 28 octobre 2013

Nature humaine

La mort de P'tit Débrouille fut un déclic. Le moindre vampire croisant ma route, subissait le même sort. Leur sang était comme une drogue. Je prenais plaisir à "purifier" notre monde de ces vermines. Caleb a bien essayé de me calmer. Il renonça. Il était si fière de son élève. Il me fit rentrer dans les plus grandes familles parisiennes. La cour eut droit à mes faveurs. En plus d'être un vampire, je restais la putain s'enrichissant au détriment des femmes de mes clients ou parfois, des hommes de mes clientes. Le libertinage était en plein développement. Mes talents arrivèrent jusqu'aux oreilles du roi. Je ne suis jamais devenue sa favorite mais sa conseillère. Je restais ce que la rue avait fait de moi avec la classe d'une dame de bonne famille. Caleb décida qu'il était temps de quitter la France. Le temps avait passé si vite. Dix ans sans vieillir, à tuer vampires, humains, ça passent très vite. Je me sentais prête à le quitter et à voler de mes propres ailes. Il m'en empêcha encore. D'après lui, il me restait encore une leçon à apprendre et à entrer dans le cercle des Purificateurs. A la fin du mois de mai, nous avions vendu l'immeuble que nous habitions. J'avais fait des excès et Mon maître souhaitait que je change d'attitude. 
-Nous partons pour Bordeaux demain soir. 
-Pourquoi cette ville?
-Parce que tu dois définitivement dire adieu à ta nature humaine.
-Quand je pense à tous ceux que j'ai tué, je crois que ma nature humaine est bel et bien morte.
-Tu es encore trop douce avec certaines de tes proies. 
-C'est un défaut?
-Quand je te vois grignoter des dizaines d'humains juste en une journée, alors oui, tu possèdes toujours un côté humain.
Ma ville natale allait donc être le théâtre d'une mort programme.

Il s'appelait P'tit Débrouille

Il n'avait que 11 ans. Je me souviens très bien de lui car il m'a souvent aidé dans mes galères ou trouvé des clients fortunés. Il ne faisait pas ça pour me faire plaisir mais pour la com que je lui reversais. Il était le cadet d'une famille de 15 enfants. P'tit Débrouille était un malin. Il connaissait tous les bons plans et était de tous les bons coups. Je le protégeais comme mon propre frère alors qu'il aurait pu être mon enfant. Durant plusieurs semaines, je ne pris pas de ses nouvelles, trop occupée à essayer de maîtriser ma nouvelle nature. Je découvris que mes sens étaient beaucoup affûtés. C'est grâce à cela que la voix de P'tit Débrouille se dégagea des autres. Cette soirée, donnée en l'honneur de la naissance du dauphin, était si magique. Jamais, je n'aurais que cela pouvait exister. Je me précipitais à l'endroit où je l'avais repérée. J'étais si heureuse de pouvoir enfin parler avec une personne en qui je pouvais avoir confiance. J'avais tort d'être aussi enthousiaste. 
Je ne retrouvais pas mon P'tit Débrouille mais un vampire. Il était si pâle et si effrayé. Quand il me reconnut, il se précipita dans ma bras et se mit à pleurer. Caleb qui n'était jamais bien loin, comprit très vite, le drame qui se jouait. Je fus un instant pétrifiée de douleur. Ce petit garçon avait été abandonné par son créateur mais il était devenu un seconde génération. Je posais ma main sur son visage. Encore des larmes de sang. Elles effrayèrent P'tit Débrouille. J'utilisais ma force pour éviter qu'il ne s'enfuit.
-Tu sais ce qu'il te reste à faire, me murmura Caleb.
-Il existe peut-être un moyen de...
-D'apaiser ses souffrances? Oui, c'est de lui arracher la tête avant que les humains ou un Purificateur ne jouent avec lui.
Mon geste fut sans pitié. Je sentis la chair de mon P'tit débrouille se détacher de son corps. Je l'entends encore hurler. Caleb me demanda de me débarrasser du corps. Je le regardais et retournais à la fête. Il n'avait qu'à le faire lui même.

dimanche 27 octobre 2013

Je remercie le ciel

Je remercie le ciel, surtout aujourd'hui, d'avoir croisé la route de Caleb et non d'un autre vampire. L'origine de cette race démoniaque est une énigme par contre son évolution est un cauchemar même pour nous. Il existe deux types de buveur de sang. La première et la deuxième génération, c'est aussi simple que cela. Je fais parti de celle qui peut vivre à la lumière, qui peut apprécier la nourriture terrestre, qui peut se fondre dans la masse. Le seul inconvénient est ce besoin de sang. Nous sommes immortels mais nous sommes damnés et traqués à cause de ces nouveaux vampires qui sont responsables de la légende.
-Ils ne peuvent vivre que la nuit. Le sang est leur unique besoin. Ils sont brutaux et ne comprennent pas que rester dans l'ombre est une question de survie, m'expliqua calmement Caleb.
Je cherchais à reprendre le contrôle de mes esprits. A quoi cela allait me servir de me lamenter sur mon sort? Le mal était fait. Le retour en arrière impossible. Je pouvais contrôler ma nouvelle nature. Bizarrement, l'importance de cette leçon allait complètement influencer le reste de mon existence.
-Pourquoi me parler de cela? 
-En te créant j ai fait de toi une Purificatrice. Tu as pour obligation de tuer ces erreurs et je vais t apprendre à y prendre gout. 
Il était si solennel qu'il était impossible de lui dire non. La simple idée de ce nouveau jeu me plut. J'étais si incrédule que je ne me rendais pas compte de la difficulté qui m'attendait.

samedi 26 octobre 2013

Mythe, croyance, peur, vérité...

J'étais effrayée par ma nouvelle nature. Je ne voulais pas croire ce qui m'arrivait pourtant... au fond de mon être, je sentais encore la force de la chasse de la nuit précédente. Je voulais encore vivre cette ivresse. Caleb sentait mon impatience. Il m'aida à retrouver ma fierté en calmant cette soudaine soif. Je ne bus pas directement dans ce pichet. J'en versais le peu qu'il restait dans un verre. C’était si bon et si apaisant. Il sourit. J'étais prête à entendre ma leçon du jour. 
-Tu es devenue un vampire.
-Et?
-Tu ne connais pas notre existence?
-Ne devez vous pas resté caché des humains?
-Tu n'as pas oublié. C'est bien. As-tu entendu parlé de buveur de sang?
-Je ne sais ni lire, ni écrire. Je suis une putain qui ne pense qu'à avoir un toit où se sentir en sécurité. Je me fous royalement des croyances et autres conneries du même genre. Ah si! je sais compter.
-Tu es donc unique.
-D'après les gens biens, je ne suis rien.
Il s'amusa de mon orgueil qui n'en était pas un. J'étais pétrie de peur même si cela ne se voyait pas. Il posa délicatement sa main sur ma joue. Il était fier de son choix. Pour quelle raison?
-Je vais d'apprendre. 
Selon les croyances populaires, un vampire est un être qui n'a plus d'âme. Il se nourrit du sang des vivants qu'il prend plaisir à tuer. Toute personne mordue devient un vampire. Il faut planter un pieu dans le coeur du mort pour lui éviter de devenir une âme damnée, errant sur terre pour fournir au Diable ses sujets les plus fidèles. Curieusement, le vampire a peur des croix, crucifix et autres reliques ainsi que de l'ail. Il dort dans un cercueil pour mieux passer inaperçue parmi  les morts. Il est impitoyable et assoiffé de jeune vierge de préference. Le soleil est son plus grand ennemi.
-Oublie toutes ces stupidités. Notre histoire est plus complexe.

Caleb

Caleb était un être plein de charme et d'un charisme impressionnant. Même si vous ne vouliez pas l'écouter, vous le faisiez. Ce  n'est pas sa condition de vampire que le rendait si irrésistible, c'était sa personnalité, ni plus ni moins. Il avait été un grand seigneur, riche de terres, d'or, de femmes, et de traites. Il avait hérité de son père suite à l’empoisonnement de ce dernier par sa dernière femme qui épousa Caleb ensuite. Elle mit sur le chemin de son nouvel époux celui qui le transforma. Darius était un ancien général romain tendrement attiré par les hommes et séducteur des femmes. Il n'avait que des compagnons hommes à ses côtés. C'était sa cour et Caleb devait en faire partie. Il devait devenir ce nouveau jouet d'un maître dominant et esclavagiste. La rencontre eut lieu à la sortie de l'église, un dimanche matin. Un grand banquet était donné sur la place de l'église en guise de pénitence du seigneur des lieux. Caleb était très croyant. Il organisait souvent ses banquets pour sauver son âme. Il partageait le pain avec ses sujets, écoutaient les représentants des villages. Il était crains et aimé pour sa justice d'âme. Sa femme n'appréciait pas de le voir dépenser cette argent pour le commun des mortels. Les actes de son époux étaient pour elle une perte de temps. A ses yeux, il était pire que son paternel qui avait mérité de mourir dans les souffrances de l'Enfer. Le poison avait mis trop longtemps pour agir, elle décida d'en appeler aux forces obscures.
L'appel fut donc entendu pas Darius. Il n'attendit pas de savoir si Caleb conviendrait à la nature de vampire. Il tomba tout de suite amoureux des traits de cet homme brun dans la force de l'âge dont les yeux pétillants de joie de vivre. La transformation eut lieu le soir même. Elle fut violente. Le sadisme de Darius était à son comble lors de ses parties de chasse. Il mordit mon maître à plusieurs reprises, le laissa s'enfuir pour mieux le torturer. Le lendemain, la nouvelle fit le tour du château. Caleb fut rejeter tel l’hérétique qu'il n'était pas. Son créateur le recueillit. Il ne lui appris rien. Il laissa ses autres disciples soumis le faire pour lui. Dès qu'il eut en su assez, Caleb s'enfuit mais il n'avait pas pris conscience de l'emprise de son maître sur ses créatures. Elles eurent peur d'être puni à sa place et le traquèrent. La chasse dura près d'un mois. Il tua chacun de ses faibles et du affronter Darius. Le combat était inégal. La soif de liberté et de vengeance de Caleb était sans limite. Il tua et brûla le corps de son créateur. Il se rendit ensuite dans ce qui était autrefois sa demeure.
Sa femme ne s'était pas remariée. Elle portait encore le deuil mais à l'abri des murs, elle jouait les femmes fatales. en le voyant, elle se jeta à ses pieds et loua le Seigneur de lui ramener son tendre époux. Elle était à peine vêtue et son lit conjugal était partagé avec deux autres hommes. La colère libéra le vampire qu'il est devenu. Il enferma sa femme dans les entrailles du château et ordonna à ses anciens soldats de condamner la porte. Il resta jusqu'à ce que la dernière pierre soit posée. Il légua ses terres à son cousin le plus proche et disparut du monde des vivants, contrôlant ses richesses et protégeant la descendance de sa famille. 

Doux réveil ou sombre espoir

Dormir fut mon unique envie. Caleb avait réussit à m’emmener dans son antre. Une magnifique maison pas très loin du Louvre. Il n'eut me gronder pour calmer mes ardeurs de nouveau né. Il m'installa dans une chambre et me laissa. Je m'allongeais et fermais les yeux quelques secondes. En fait, je dormis d'un sommeil profond. A Mon réveil, le soleil caressait mon visage. Il devait être au alentour de midi. Je tirais le rideau et observais l'agitation de la capitale. La journée s’annonçait magnifique. Je fis un brin de toilettes avant de partir. Les événements de la vieille n'étaient qu'un rêve de plus dans un esprit fatiguée de vivre. Je ne rappelais pas du visage de mon client ni même si il m'avait payé. Dans tous les cas, il avait du me droguer pour que je passe la nuit dans son lit. Le supplément m'attendait peut-être avec le petit déjeuner. 
En descendant les marches, je sentis que mes canines étaient différentes. Elle me semblaient plus pointues que d'habitude. Quel fantasme inavouable avais-je encore aidé à satisfaire? Je croisais une servante qui se courba puis une autre qui m'appela Madame. Je rêvais. A moins d'avoir épousé le maître des lieux entre deux verres de vin, je ne voyais pas d'autre explication. D'habitude, personne ne marque le moindre respect à une putain. On fait toujours en sorte d'oublier sa présence, son existence même. Dans la salle à manger, la nourriture était abondante. Le déjeuner était gargantuesque. Je jetais mon dévolu sur le cygne. Cette viande si raffinée méritait bien que je lui fasse honneur. Mon client apparut enfin. Il avait le sourire charmeur, le regard joueur er le reste à mon goût.
-As-tu bien dormi?
-J'avoue que oui. 
Il prit un verre de vin, bu une gorgée et me le tendit. Je déposais mes lèvres sur le bord et goûtais à ce nectar. Il était sucré et anormalement épais. Je regardais à l’intérieur de la coupe. Ce n'était pas du vin mais du sang. Je jetais le calice à l'autre bout de la pièce et essayait de cracher ce poison si délicieux.
-J'ai aussi cru à un rêve  quand mon créateur m'a choisi. Je me suis éveillé sans me rendre compte que j'avais changé. Le sang est ce qui a raviver mon esprit. Et oui Emma, tout était bien réel cette nuit.
-Qu'est ce que vous m'avez fait?
-Je t'ai offert un cadeau. 
L'humaine était encore là même si elle n'existait plus. Caleb m'expliqua que c'était ma conscience qui me jouait ce tour mais aussi la subtilité de ce que nous étions. Il décida de m'en expliquer les grandes lignes. Je l'écoutais tout en étant attiré et écœurée par le pichet de sang qu'il tenait.

vendredi 25 octobre 2013

La chasse

Tranquillement, nous sortîmes de la cathédrale. Je n'avais plus peur de mourir. C'était déjà fait. Il voulut que nouscontinuions sur l'île. Je désobéissais. J'avais soif et une belle brochette de soldats m'attendait patiemment. Caleb s'amusa de ma décision. Il m'expliqua simplement qu'il fallait être propre et ne laisser aucune trace. Le même jeu de séduction que lorsque j'arpentais les quais de Bordeaux. Il fallait regarder droit dans les yeux, puis les baisser, enfin bouger le bassin comme si on dansait sur une musique au ralenti. La tête à droite puis à gauche avec un demi sourire. Une fois le client prêt, il restait plus qu'à l'attirer dans une ruelle, attendre que le chien de garde encaisse le service et ne jamais, ne jamais embrasser. 
-Bonsoir Messieurs. 
Caleb resta à l'écart pour observer. Il était mon mac, j'étais sa putain. D'abord le plus haut gradé s'approcha pour évaluer la marchandise. J'étais à son goût. Il n'était pas du mien mais quand un vampire a soif, il ne regarde pas la provenance du produit. Ce fut une boucherie et une leçon. Mon protecteur acheva le travail. Il m'expliqua les points importants.
-Tu ne dois jamais laisser trop de corps traîner. Cela peut éveiller les soupçons. La Seine gardera le secret pour ces quelques bouchées. Deuxième règle...
Ne jamais laisser une seule goutte de sang, cela ralenti la décomposition des cadavres. Troisième règle, si on grignote, juste boire un petit litre pas plus. Quatrième règle : s'adapter à l'époque pour que jamais notre existence ne soit connue. Cinquième règle : avoir son propre code et toujours le suivre. Ca j'ai toujours su faire. 

jeudi 24 octobre 2013

Est-ce qu'un vampire pleure?

J'ai pleuré après avoir tué ce prêtre. Je ne sais toujours pas si c'était de joie ou de peine. La sensation était vraiment étrange. Mes larmes étaient chaudes et sucrées. Je les touchais. Mes doigts étaient recouverts de sang. C'est à ce moment là que j'ai compris que je n'étais plus humaines. Les vampires n'ont aucun pouvoir sauf celui, peut être, de pouvoir se déplacer plus vite et d'être un peu plus fort. Mon créateur se présenta à mon humble personne :
-Je suis Caleb.
-Je suis Emma.
-Tu es parfaite.
-Je ne le pense pas. Je suis quoi? Une morte vivante?
-C'est plus subtile que cela.
Il aimait jouer sur les mots. Caleb allait donc être mon maître. Je ne suis pas un animal qu'on dompte à son image. Je décidais de partir, d'apprendre seule ce qu'il y avait à savoir. Il m'en empêcha. Je me battais avec lui jugeant ainsi ma nouvelle force. J'aimais cela et il le savait. Il m'avait choisi pour cette rage qui me consumait depuis que ma famille m'avait vendu comme un morceau de viande.
-Je t'observe depuis pas mal de temps. 
J'étais fatiguée. Je n'étais pas encore celle que je suis, et puis un petit prêtre maigrichon n'était pas suffisant. Je pris ma première leçon de chasse. Il fut surpris par mes talents.

mercredi 23 octobre 2013

Cauchemar

A l'abri des regards, dans le confessionnal, le jeu de séduction opéra. Un tendre baiser pour démarrer le jeu. Je lui explique que je n'embrasse pas. Il sourit encore, posa ses mains délicatement sur mon cou, l'embrassa et goutta à mon sang. Je n'ai pas pu me défendre, il était trop fort. La douleur fut inoubliable. Je sentais mon sang quitter mon corps. Sa peau se réchauffait pendant que la mienne se glaçait. Il en laissa suffisamment pour s'amuser un peu. J'avais la rage. Celle de vivre et celle contre mon imprudence me consumaient. Je m'en voulais de m'être faite avoir comme une débutante. Je rampais pour chercher une aide trop faible pour affronter cette chose. Il se baissa et me murmura doucement :
-Je peux te sauver. Il suffit que tu me le demandes.
-Je te donnerai pas ce plaisir.
-Tu es vraiment celle qui me faut.
Il me vida un peu plus puis m'embrassa. Il s'était mordu la langue pour achever ma transformation. Je n'embrasse pas mes clients mais ce nectar était irrésistible. Mon corps mourut très vite. La soif se fit aussitôt sentir. Le prêtre, qui m'avait sauver la vie, fut mon premier repas. Le second fut gargantuesque. Les soldats gardant le pont firent mon dessert. Je suis devenue ce que je n'aurais espéré un jour être.

Transformation

On m'accusa du meurtre de cette femme. Un enfant des rues me prévint que l'on me cherchait pour m'enfermer au fond d'une geôle sans procès. Ma seule chance était de quitter Paris au plus vite. Je récupérais tous l'argent que je pouvais emporter et volais un cheval. Je devais devenir un fantôme. Malheureusement, les rues étaient pleines de soldats. J'avais sous estimé le pouvoir de mon comte. Il était déchu mais pas oublié. Le seul endroit où je trouvais refuge, fut Notre Dame. La vieille dame orgueilleuse toujours prête à accueillir les âmes perdues. Personne ne pourrait venir me chercher ici et encore moins m'en sortir mais les chats sauvages ne restent pas longtemps enfermé entre quatre murs. Je suis restée jusqu’à la nuit. Dès que j'ai voulu sortir, un homme m'en empêcha. Ce prêtre voulait me protéger d'un groupe de soldats se positionnant sur le pont. Si il avait su ce qu'abritait son église m'aurait-il gardé auprès de lui? Je ne pense pas. Peu de temps après, un noble vint allumer un cierge. Je l'observais puis il vint savoir à mes côtés.
-Je sais ce que vous avez fait, déclara-t-il très sur de lui.
-Qu'ai-je fait?
-Je sens l'odeur du sang sur vos mains.
-Je n'ai fait que la retenir dans sa chute. 
-Je n'en doute pas.
Son sourire était charmeur, trop rassurant. Je lui proposais un instant de détente en échange de son silence. Il accepta. 

lundi 21 octobre 2013

Les temps sont venus

Il est temps que le monde sache que je ne dévoilerai que mon prénom car je n'ai que cela. J'étais une enfant des rues de Bordeaux . Je passais mes journées à voler et mes nuits à vendre mon corps. J'avais ainsi la possibilité de m'offrir un toit. Je le foutais de tout et de tout le monde. Ma famille m'avait vendu à une maquerelle de Bordeaux pour une somme dérisoire qu'elle récupéra de suite avec mon premier client. J'étais vierge, n'avait que 12 ans et ma fleur fut offerte au plus offrant. J'ai réussi à m'évader en tuant mon chien de garde. Je l'ai égorgé par surprise dans une ruelle de Bordeaux. J'ai fuis aussi vite que possible. Je me suis ensuite cachée dans les vignes plusieurs jours avant de voler un cheval. Je pris d'abord la direction de Lyon. Très vite, en chemin, je compris qu'il fallait que je monte à la capitale. Beaucoup d'hommes ont pensé contrôler mon corps. Aucun ne réussit à me dresser. J'étais libre et je comptais bien garder cette liberté. Au bout de plusieurs mois, mes talents arrivèrent aux oreilles d'un notable de la ville. Je le rencontrais et fis la connaissance de sa femme. Ce seigneur était un comte déchu de la cour du roi pour ses mœurs un peu trop volage. Je lui vendais ce qu'il voulait. Son épouse essaya de me tuer quelques jours plus tard. Son arme se retourna contre elle. Le soir même, je devenais vampire.

Découverte

Le principe de toutes choses est de faire parti d'un ensemble. Je suis donc qu'un atome qui essaye de faire avancer les choses mais qui reste inconnu de tous. Je me suis souvent demandée ce qui se passerait si toutes les créatures de notre imaginaire prenait vie. Peut-être ferions-nous la chasse de ces anomalies ou alors essayerons-nous de cohabiter avec ces êtres. Nous les chasserions car nous avons peur de ce qui ne nous ressemble pas. Deux personnalités s'affrontent sur ce blog et je me demande laquelle à le plus vos faveurs. L'humaine que je suis? ou le vampire qui a envahi quelques lignes en postant deux paragraphes de sa vie. Ce personnage continuera a parlé d'elle car elle sait que vous aimez savoir. Elle s'appelle Emma et son plus gros défaut : aimer chasser les siens. Elle aime tuer les vampires qui croisent sa route. Pourquoi me demanderez-vous? Tout simplement parce qu'il existe deux types de vampire.

dimanche 20 octobre 2013

Rédemption

Vampire?Vous avez dis vampire? Comme c'est troublant! Quel trait de mon apparence peut vous laisser penser que je suis une de ces créatures? Certes, je me suis nourrie avec deux proies d'une qualité douteuse mais quand même! Mes pommettes sont roses et légèrement rouges grâce à une touche maquillage. Ma peau n'est absolument pas froide. Elle est tiède et n'a rien de suspecte. A moins que vous fassiez parti de ces chasseurs qui aiment jouer avec leur cible. Douce attention de votre part mais je n'ai nullement envie de jouer avec vous ou cet homme. Il n'est pas à mon goût. Je le trouve trop petit, trop jeune et surtout il sent mauvais. Il jouerait les dandys peut être oserais-je y goûter ? Je me suis promise de ne toucher qu'aux criminels et autres fourbes qui croiseraient ma route. Les chasseurs de vampires sont-ils à inclure dans cette catégorie? Après tout, ils tuent bien mes semblables? J'hésite alors qu'autrefois j'aurais mordu sans contrainte. Ma pénitence est donc en marche...

vendredi 18 octobre 2013

Pénitence


J'ai fait pénitence. J'ai découvert le mal et le bien que peut faire la recherche de rédemption. Je n'ai pas été blanchie, bien au contraire. Mon âme est trop noire pour être sauvée grâce à quelques marches. Je fus subjuguée par la beauté des lieux et l'étrangeté qui s'en dégage. Il a fallu monter encore et encore des marches de plus en plus hautes, de plus en plus dures. Je crus un instant que j'allais atteindre le ciel. Je me voyais déjà dire à Jésus :
-Alors, nous a-t-il vraiment pardonnés? Vais-je enfin redevenir humaine en ayant approché les portes du Paradis? Je suis restée le vampire damné que je suis depuis trop de siècles. Je suis redescendue sur Terre aussi pécheresse que je l'étais en montant. Je voulais croire que ce mythe de la rédemption était vrai. Il est faux et ma proie de ce soir en a fait les frais.


Punishment
I made punishment. I discovered the evil and the good(property) that the search(research) for redemption can make. I was not cleared, quite the opposite. My soul is too black to be saved thanks to some walking(steps). I was enthralled(subjugated) by the beauty of places and the strangeness which gets free of it. It was necessary to go(take) up again and again higher and higher, harder and harder walking(steps). I believed a moment when I was going to reach(affect) the sky. I already saw telling Jesus:

- then, he(it) really forgave us? Am I finally going to become again human by having approaching gateway to Heaven? I remained the damned vampire whom I am for too many centuries. I am come back to earth as well sinner as I was her by rising. I wanted to believe that this myth of the redemption was true. He(it) is false and my prey of this evening paid the price for it.