samedi 26 octobre 2013

Doux réveil ou sombre espoir

Dormir fut mon unique envie. Caleb avait réussit à m’emmener dans son antre. Une magnifique maison pas très loin du Louvre. Il n'eut me gronder pour calmer mes ardeurs de nouveau né. Il m'installa dans une chambre et me laissa. Je m'allongeais et fermais les yeux quelques secondes. En fait, je dormis d'un sommeil profond. A Mon réveil, le soleil caressait mon visage. Il devait être au alentour de midi. Je tirais le rideau et observais l'agitation de la capitale. La journée s’annonçait magnifique. Je fis un brin de toilettes avant de partir. Les événements de la vieille n'étaient qu'un rêve de plus dans un esprit fatiguée de vivre. Je ne rappelais pas du visage de mon client ni même si il m'avait payé. Dans tous les cas, il avait du me droguer pour que je passe la nuit dans son lit. Le supplément m'attendait peut-être avec le petit déjeuner. 
En descendant les marches, je sentis que mes canines étaient différentes. Elle me semblaient plus pointues que d'habitude. Quel fantasme inavouable avais-je encore aidé à satisfaire? Je croisais une servante qui se courba puis une autre qui m'appela Madame. Je rêvais. A moins d'avoir épousé le maître des lieux entre deux verres de vin, je ne voyais pas d'autre explication. D'habitude, personne ne marque le moindre respect à une putain. On fait toujours en sorte d'oublier sa présence, son existence même. Dans la salle à manger, la nourriture était abondante. Le déjeuner était gargantuesque. Je jetais mon dévolu sur le cygne. Cette viande si raffinée méritait bien que je lui fasse honneur. Mon client apparut enfin. Il avait le sourire charmeur, le regard joueur er le reste à mon goût.
-As-tu bien dormi?
-J'avoue que oui. 
Il prit un verre de vin, bu une gorgée et me le tendit. Je déposais mes lèvres sur le bord et goûtais à ce nectar. Il était sucré et anormalement épais. Je regardais à l’intérieur de la coupe. Ce n'était pas du vin mais du sang. Je jetais le calice à l'autre bout de la pièce et essayait de cracher ce poison si délicieux.
-J'ai aussi cru à un rêve  quand mon créateur m'a choisi. Je me suis éveillé sans me rendre compte que j'avais changé. Le sang est ce qui a raviver mon esprit. Et oui Emma, tout était bien réel cette nuit.
-Qu'est ce que vous m'avez fait?
-Je t'ai offert un cadeau. 
L'humaine était encore là même si elle n'existait plus. Caleb m'expliqua que c'était ma conscience qui me jouait ce tour mais aussi la subtilité de ce que nous étions. Il décida de m'en expliquer les grandes lignes. Je l'écoutais tout en étant attiré et écœurée par le pichet de sang qu'il tenait.